Taux d’intérêt : encore une baisse en 2025? Pas si vite, mon ami.
Bon. Parlons de baisse des taux d’intérêt pour 2025…
On s’était presque habitués à l’idée que la Banque du Canada allait continuer de baisser les taux d’intérêt comme on descend une pente douce en ski de fond. Une petite poussée ici, une autre là… Et hop, deux baisses de plus d’ici la fin de l’année. C’est ce que plusieurs experts prédisaient il n’y a pas si longtemps.
Mais voilà, depuis la décision du 4 juin (où la BdC a laissé son taux directeur inchangé à 4,75 % pour une deuxième fois consécutive), le ton a changé. Certains analystes, qui rêvaient déjà à des taux à 3 %, commencent à revoir leurs scénarios. Et avec raison.
Les données parlent (et elles ne murmurent pas « baisse »)
Les plus récents chiffres du PIB indiquent un recul de 0,1 % en avril. Ce n’est pas catastrophique, mais ce n’est pas non plus la preuve d’un effondrement de l’économie. En gros, ça ralentit… mais ça respire encore. L’économie est même en légère hausse (+1,3 %) comparée à l’an dernier. Pas de quoi affoler la Banque.
Et du côté de l’inflation? Le chiffre global est à 1,7 % en mai — sous la fameuse cible de 2 %. En théorie, ça laisse de la place pour une baisse de taux. Mais attention : ce chiffre est un peu biaisé par l’élimination de la tarification du carbone. (Oui, la fameuse ligne invisible sur votre facture qui faisait grimper les coûts sans que vous sachiez trop pourquoi.)
Ce que la Banque regarde vraiment, c’est l’inflation « fondamentale », celle qu’on obtient quand on enlève les éléments les plus volatils. Et celle-là reste accrochée à 3,0 %, soit le haut de la zone de confort de la Banque.
Bref, la BdC marche sur une corde raide
D’un côté : un ralentissement économique modéré. De l’autre : une inflation qui refuse de descendre plus bas. Résultat? La Banque joue de prudence. Elle ne veut pas stimuler l’économie au point de raviver les flammes inflationnistes. En même temps, elle garde un œil sur les signes de faiblesse du marché.
La prochaine rencontre est prévue pour le 30 juillet. Est-ce qu’on pourrait avoir une surprise? Peut-être. Mais si tu comptes là-dessus pour renégocier ton hypothèque, mieux vaut garder un plan B dans ta poche.
Tu veux en discuter? Mon rôle, c’est de t’aider à tirer le meilleur de ta situation financière… même quand la Banque du Canada décide de jouer au chat et à la souris avec les taux.
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Note : Pour une stratégie personnalisée, il est essentiel de collaborer avec votre courtier hypothécaire et votre conseiller financier, car chaque situation est unique et doit être traitée au cas par cas.
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