Canada : quand ça monte, ça redescend

Statistique Canada a encore frappé avec des nouvelles pas très joyeuses : notre économie ralentit. En juin, selon l’enquête SEPH (beaucoup plus fiable que l’autre sondage LFS), le Canada a perdu 32 500 emplois. Pourtant, le LFS jurait qu’on avait créé 83 000 postes… Bref, un peu comme quand tu penses que tu as perdu du poids, mais finalement, c’est ta balance qui fait défaut.

Comme si ce n’était pas assez, notre PIB a reculé de 1,6 % au 2e trimestre, alors qu’il avait bondi de 2 % au trimestre précédent. La cause principale : les exportations, en chute libre de 27 %. Heureusement, les consommateurs ont sorti leurs cartes de crédit et sauvé la mise avec des dépenses en hausse de 4,5 % sur un an. Mais attention, la fête risque de finir tôt : salaires en baisse, pertes d’emplois et confiance des ménages en chute libre… peu probable que les ménages continuent de dépenser autant, surtout entre la rentrée et les cadeaux de Noël.

Et finalement, le taux de chômage est maintenant à 7.1%, le plus haut taux depuis le mois de mai 2016.

Aie! Quand ça va mal, ça va mal!

    États-Unis : pas si vite le champagne

    Au sud de la frontière, le Bureau of Economic Analysis annonçait une croissance annualisée de 3,3 % au 2e trimestre. Party? Pas vraiment. Selon l’économiste David Rosenberg, sans la baisse des importations (qui gonfle artificiellement le PIB), l’économie américaine aurait en fait reculé de 2,1 %. Autrement dit, les Américains devraient garder le champagne au frais.

    Et parlant de champagne : mauvaise surprise pour les acheteurs en ligne. L’exemption « de minimis », qui permettait d’importer jusqu’à 800 $ de marchandises sans payer de droits de douane, a été suspendue par décret de Trump. Résultat : ce que vous commandez risque de coûter au moins 10 % de plus. Fini les deals chez Shein, Temu et Wish.

    Côté inflation, l’indice PCE de base (le thermomètre préféré de la Fed) grimpe encore, passant de 2,6 % en juin à 2,9 % en juillet. Et ce, sans même que les tarifs douaniers ne fassent encore effet. Ouch.

    Hypothèques : le calme avant la tempête?

    Les taux obligataires canadiens ont baissé légèrement après la publication du PIB, mais pas de quoi déclencher une révolution. Résultat : les taux fixes n’ont pas bougé d’un poil. Les rabais sur les taux variables non plus.

    Petit rappel croustillant : la Banque du Canada est prête à réduire encore ses taux si les tarifs douaniers frappent plus fort que prévu et que l’inflation reste sage. Depuis, on a appris que notre meilleur mois d’emploi de 2025 était une illusion statistique (merci LFS…) et que le gouvernement a retiré la majorité de ses contre-mesures commerciales. Moralité : les marchés pensent maintenant qu’il y a plus de 50 % de chances qu’on ait une baisse de taux dès le 17 septembre.

    Le coin du courtier : êtes-vous prêt au test de paresse?

    Si votre hypothèque arrive bientôt à renouvellement, attention au test de paresse de votre prêteur. C’est simple : la banque ne vous appellera pas pour vous offrir mieux. Elle compte sur vous pour signer aveuglément. Conseil d’ami : ne tombez pas dans le piège!

    Alors, taux hypothécaire fixe ou variable?

    Les meilleurs taux fixes à 3 et 5 ans se valent en ce moment. Si vous aimez la stabilité, le 5 ans est légèrement plus intéressant.

    Mais si vous avez les nerfs solides (et le portefeuille qui suit), le taux variable pourrait encore gagner la course sur le long terme. Attention toutefois : qui dit variable dit volatilité. Si une hausse vous empêche de dormir ou de payer vos sushis du vendredi, restez en fixe.

    👉 Bref, l’économie nous joue des tours, les Américains devraient boire leur champagne avec modération, et côté hypothèques, mieux vaut rester vigilant que paresseux.

    Nous joindre

    514-771-4413
    pierre-alain@planipret.com

    13 + 3 =

    Membre de

    514-771-4413
    pierre-alain@planipret.com

    Inscription à l'infolettre